Image

Comment choisir entre cloud public et cloud privé ?

François CAVÉ - 04/02/2020

En 2020, certaines notions relatives à l’environnement informatique des entreprises sont incontournables. Parmi elles il en est une qui fait partie du paysage informatique depuis un bon moment déjà : celle du cloud. 

Il existe cependant différents types de cloud, et notamment deux principaux : celui public et celui privé.  Et si chaque cloud se compose d’un socle technologique similaire, quelles différences y-a-t-il entre ceux-ci ? Plus important encore : quel type de cloud choisir ? 

Le cloud public

Ce type de cloud correspond au modèle de base du cloud computing, et à celui déployé le plus couramment. Dans cette typologie, les ressources mises à disposition par votre prestataire ne sont pas accessibles publiquement, mais mutualisées entre plusieurs entreprises qui se partagent l’infrastructure. Le nombre de « locataires » est ici évidemment limité et n’impacte pas les possibilités d’évolution ! Un fournisseur cloud (comme A2COM RESADIA) s’occupe alors de gérer les problématiques de bande passante, de maintenant ou encore de mises à jour afin de garantir un IT opérationnel et accessible ; en toute sérénité.

Au rayon des avantages, on retrouve :

+ Des coûts de lancement très faibles : l’architecture étant déjà existante, plus besoin de construire sa propre infrastructure informatique avec tout le poids financier que cet investissement représente.

+ Une facturation proportionnelle aux ressources utilisées : la consommation se fait à l’usage en fonction de l’activité et des besoins des équipes (espace de stockage, nombre d’utilisateurs, etc.).

+ Une évolutivité permanente : garantie par un prestataire offrant des ressources IT en illimité ou presque et en phase avec le cycle de vie de chaque entreprise.

Le choix d’un cloud public rapide à mettre en place, adaptatif et économique offre donc une belle promesse. Cela pourra cependant ne pas correspondre à la meilleure solution dans certains cas (volume de serveurs important ou encore besoins spécifiques en terme de charge CPU), et une entreprise pourra alors se tourner vers un format de type cloud privé.

cloud-public-privé-photo1.jpg

Le cloud privé

Le cloud privé désigne une infrastructure informatique qui est totalement dédiée aux données et applications de votre entreprise. Dans ce modèle techniquement proche d’une infrastructure locale, l’ensemble de vos ressources est hébergé sur vos propres serveurs. Ceux-ci sont alors administrés soit par vos équipes en interne, soit par votre prestataire en datacenter externe.

Les plus :

+ Une architecture IT complètement sur-mesure : offrant l’efficacité et l’évolutivité d’un cloud public, avec en prime l’adaptation aux besoins spécifiques liés à votre cœur de métier et votre organisation

+ Un niveau de sécurité paramétrable : sans partage des ressources cloud, il est possible d’établir des niveaux de contrôle et de sécurité supérieurs (à travers le pare-feu de l’entreprise par exemple)

Le cloud privé est donc davantage destiné aux entreprises qui ont besoin d’avoir un contrôle direct sur leur environnement.

En revanche, l’inconvénient majeur est le coût de lancement lié à l’acquisition de l’infrastructure, financée dans ce cas de figure par l’entreprise propriétaire. À celui-ci s’ajoutant également le déploiement, la configuration et la gestion ; impliquant dès lors des dépenses en termes de personnel et de maintenance similaires aux frais générés par une infrastructure « traditionnelle ». Alors, existe-t-il une solution offrant les avantages de ces deux types de clouds à la fois ?

cloud-public-privé-photo2.jpg

Cloud hybride : la solution idéale ?

Le cloud hybride (aussi appelé muli-cloud) est une troisième possibilité correspondant à l’utilisation mixte des deux clouds en même temps. Il permet de mélanger toutes sortes de cloud publics ou privés et d’obtenir une version harmonieuse et centralisée de l’ensemble. La répartition des coûts d’exploitation et d’investissement est alors répartie de façon sur-mesure, garantissant l’agilité financière nécessaire à certaines situations. Une agilité que l’on pourra retrouver au niveau de la puissance ou des ressources : mutualisées par le cloud public elles peuvent être déployés uniquement si nécessaire.

Point important, la sécurité est elle aussi adaptable car les données sensibles de chaque entreprise peuvent être basculées rapidement et facilement sur l’infrastructure privée si besoin.

En résumé, ces trois modes de fonctionnement possèdent des avantages spécifiques bien définis permettant de répondre avec souplesse aux besoins spécifiques des entreprises de tous secteurs et de toutes tailles (les PME tout comme les grands groupes multinationaux en profitent). Un cloud privé sera plus souvent utilisé par des entreprises de taille conséquente, ou bien nécessitant énormément de serveurs ou encore lorsque des règles de sécurité spécifiques (que des clouds publics ne peuvent pas offrir) sont présentes. Lorsqu’un cloud public est lui plus adapté à des besoins en ressources fluctuants et évolutifs, tout en gardant un œil sur les coûts. Un cloud hybride, quant à lui, regroupe des avantages conséquent tout en s’adressant à des entreprises ayant un projet bien pensé/structuré.

Ces articles peuvent également vous intéresser
Recevez toutes nos actus et nos conseils gratuits !

Inscrivez vous à notre newsletter et restés connectés à l'actualité de la formation professionnelle